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SECONDES-2024-CHAPITRE5

 

LYCEE PASCAL                                                                                                       SECONDE

 

SCIENCE POLITIQUE : COMMENT S’ORGANISE LA VIE POLITIQUE ?

 

La science politique est la discipline qui s’intéresse à la manière dont le pouvoir politique est organisé et exercé dans une société. Elle étudie l’accession au pouvoir, la prise de décisions et le partage des responsabilités au sein de groupements humains constitués.

 

Objectif 1 : Comprendre les spécificités du pouvoir politique.

 

Selon le sociologue allemand Max Weber, le pouvoir est « toute chance de faire triompher, au sein d’une relation sociale, sa propre volonté, même contre des résistances ». En politique, la notion de pouvoir est ainsi essentielle, dès lors que sa source témoigne du caractère démocratique ou non d’une société.

 

« Le pouvoir politique, un pouvoir sacré » (doc 2 Bordas p. 84)

« Les sources du pouvoir politique » (doc 3 Bordas p. 85)

« Le pouvoir politique de l’Etat » (doc 4 Bordas p. 85)

 

Synthèse récapitulative objectif 1 : « Faire le point » (Bordas p. 85)

 

A retenir de l’objectif 1 :

 

Le pouvoir politique se distingue des autres formes de pouvoir car il s’applique dans l’ensemble de l’espace public et à tous les citoyens. Celles et ceux qui détiennent le pouvoir politique occupent ainsi une position supérieure et séparée du reste de la société. Ces personnes peuvent tirer leur pouvoir de la tradition, de leur charisme ou encore de la loi, comme c’est le cas dans les sociétés où le pouvoir politique d’institutionnalise sous forme d’Etat.

 

 

Objectif 2 : Expliquer le principe de séparation des pouvoirs et son application dans la Ve République.

 

La répartition des responsabilités entre les institutions politiques obéit en partie au principe démocratique et fondamental de séparation des pouvoirs. Les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire disposent d’attributions clairement énoncées et organisées au sein de la Ve République.

 

« Qu’est-ce qu’une constitution ? » (doc 1 Hatier p. 100)

« Le pouvoir exécutif » (doc 2 Hatier p. 100)

« Le pouvoir législatif » (doc 3 Hatier p. 101)

« Les spécificités du pouvoir judiciaire » (doc 4 Bordas p. 87)

« Le principe de séparation des pouvoirs » (doc 2 Bordas p. 86)

« La séparation des pouvoirs dans la Ve République » (doc 3 Bordas p. 87)

 

Synthèse récapitulative objectif 2 : « Conclure » (Hatier p. 103)

 

A retenir de l’objectif 2 :

 

Les démocraties doivent obéir au principe de séparation des pouvoirs afin d’éviter qu’une seule personne (un tyran) ne concentre tous les pouvoirs et puisse dès lors écrire les lois, les appliquer puis contrôler leur application.

 

Dans le régime politique français, le pouvoir exécutif appartient au président de la République et à son Premier ministre ; le pouvoir législatif appartient au Parlement ; le pouvoir judiciaire est détenu par les magistrats.

 

La séparation des pouvoirs en France est souple, dans la mesure où le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif peuvent s’influencer l’un l’autre.


 

Objectif 3 : Montrer comment les modes de scrutin déterminent la représentation politique.

 

En France, les citoyens participent à des élections pour désigner leurs représentants politiques. On parle de scrutin pour désigner les modalités de mise en place d’une élection. Il s’agit d’une règle qui transforme le nombre de voix en nombre de sièges. Selon le mode de scrutin mis en place (majoritaire, proportionnel), les résultats d’une même élection peuvent être sensiblement différents. La représentation politique dépend en grande partie des règles fixées lors de l’élection.

 

« Les différents modes de scrutin » (doc 1 Bordas p. 88)

« L’influence du mode de scrutin sur le choix des députés » (doc 2 Bordas p. 88)

« Exercice :Simulation de deux types de scrutin » (Hatier p. 105)

 

Synthèse récapitulative objectif 3 : « Faire le bilan » (Bordas p. 89)

 

A retenir de l’objectif 3 :

 

Dans une démocratie représentative, les élections permettent de désigner des représentants choisis par les citoyens grâce à différents scrutins.

 

On peut distinguer deux grandes formes de scrutions : le scrutin majoritaire et le scrutin proportionnel. Le scrutin majoritaire permet d’établir des majorités claires qui sont en mesure de gouverner mais laisse une place réduite à l’opposition. Le scrutin proportionnel, lui, permet de représenter beaucoup plus fidèlement le vote. Cependant, il peut générer des changements d’alliance entre partis.

 

 

Objectif 4 : Présenter les acteurs de la vie politique.

 

Les partis politiques sont au cœur de la démocratie représentative. Ils remplissent plusieurs fonctions essentielles au bon fonctionnement de notre système politique : ils proposent des programmes de gouvernement, sélectionnent les futurs gouvernants et contribuent à la mobilisation électorale. Mais d’autres acteurs contribuent également à la vie politique : les médias et la « société civile ».

 

« La fonction programmatique des partis » (doc 1 Hatier p. 106)

« La fonction de sélection des candidats » (doc 2 Hatier p. 106)

« Les médias, un contre-pouvoir fondamental » (doc 2 Bordas p. 90)

« Le rôle des syndicats » (doc 3 Hatier p. 109)

« Les lobbies, un danger pour la démocratie ? » (doc 4 Hatier p. 109)

 

Synthèse récapitulative objectif 4 : « Faire le bilan » (Bordas p. 91)

 

A retenir de l’objectif 4 :

 

Les partis politiques sélectionnent leurs futurs candidats et proposent des programmes politiques. Ils participent à la socialisation des citoyens en leur transmettant des normes et des valeurs. Enfin, grâce à leurs militants, les partis contribuent à la mobilisation électorale.

 

La vie politique est également animée par d’autres acteurs qui contribuent à nourrir le débat public. Les médias relaient les opinions des citoyens et les informent des décisions prises par les pouvoirs publics. Ils peuvent également faire pression sur ces derniers en révélant au grand jour des « affaires ».

 

La société civile organisée, par ailleurs, composée des syndicats, des associations et des groupes de pressions (lobbies), cherche à influencer les pouvoirs publics dans leur prise de décision, à travers deux modalités : la contestation ou, au contraire, la coopération qui favorise l’échange et le dialogue pour trouver des compromis.